Automédication

Environ un tiers des Français déclarent recourir régulièrement à l'automédication. Elle est légitime pour des troubles bénins et identifiés, à condition de respecter quelques règles qui ne sont pas facultatives.

Les médicaments concernés

Seuls les médicaments à prescription médicale facultative peuvent être achetés sans ordonnance. Une partie d'entre eux est en accès direct dans les pharmacies, dans un espace dédié, le reste demeurant derrière le comptoir. Le pharmacien reste dans tous les cas l'interlocuteur à solliciter.

Le paracétamol

C'est l'antalgique le plus utilisé et la première cause de greffe hépatique d'origine médicamenteuse en France. La dose maximale est de trois grammes par jour pour un adulte, quatre sur avis médical, et le risque vient surtout du cumul involontaire entre plusieurs spécialités contenant la même molécule sous des noms différents.

Anti-inflammatoires

L'ibuprofène et l'aspirine sont contre-indiqués dans plusieurs situations fréquentes : grossesse à partir du sixième mois, antécédent d'ulcère, insuffisance rénale, et surtout en cas d'infection, où ils peuvent aggraver l'évolution. Les autorités sanitaires ont explicitement alerté sur ce dernier point.

Quand consulter

Un symptôme qui dure plus de quelques jours, une fièvre persistante, une douleur inhabituelle par son intensité ou sa localisation, ou l'apparition de signes nouveaux. L'automédication traite un symptôme connu, elle ne fait jamais un diagnostic.