La durée moyenne de sommeil des adultes français a perdu plus d'une heure en 50 ans, et une part importante de la population dort moins que ses besoins.
Une nuit se compose de 4 à 6 cycles d'environ 90 minutes, alternant sommeil lent léger, lent profond et paradoxal. Le sommeil lent profond, concentré en début de nuit, assure la récupération physique ; le sommeil paradoxal, plus abondant au petit matin, participe à la consolidation de la mémoire.
La lumière, en particulier dans les longueurs d'onde bleues, retarde la sécrétion de mélatonine. L'alcool facilite l'endormissement mais fragmente la seconde partie de nuit. La caféine a une demi-vie de plusieurs heures, si bien qu'un café en fin d'après-midi agit encore au coucher.
L'insomnie chronique se définit par des difficultés survenant au moins trois nuits par semaine depuis plus de 3 mois, avec un retentissement diurne. Les thérapies cognitivo-comportementales sont recommandées en première intention, avant tout traitement médicamenteux, et leur efficacité à long terme est mieux établie que celle des hypnotiques.
Ronflement important, pauses respiratoires constatées par l'entourage, somnolence dans la journée malgré un temps de sommeil suffisant : ces signes justifient une consultation. Le syndrome d'apnées obstructives reste largement sous-diagnostiqué alors qu'il augmente le risque cardiovasculaire et qu'il existe des traitements efficaces.