La rhinite allergique pollinique touche une part importante de la population et sa prévalence augmente, sous l'effet conjugué de l'allongement des saisons polliniques et de la pollution atmosphérique.
Les arbres libèrent leurs pollens de janvier à mai, cyprès, bouleau, frêne, platane. Les graminées, responsables du plus grand nombre d'allergies, dominent de mai à juillet. Les herbacées, dont l'ambroisie, prennent le relais d'août à octobre. Le réseau national de surveillance aérobiologique publie chaque semaine des bulletins par département.
Éternuements en salves, nez qui coule clair, démangeaisons du nez, des yeux et du palais, yeux rouges et larmoyants. L'absence de fièvre et la répétition aux mêmes périodes distinguent la rhinite allergique d'une infection virale. L'asthme associé concerne une proportion notable des patients.
Les antihistaminiques de deuxième génération, peu sédatifs, constituent le traitement de fond des formes légères. Les corticoïdes nasaux sont plus efficaces sur l'obstruction. La désensibilisation, seul traitement qui agisse sur la cause, se conduit sur 3 à 5 ans après identification précise de l'allergène.
Aérer tôt le matin ou après la pluie, se rincer les cheveux le soir, éviter de faire sécher le linge dehors, et rouler vitres fermées. L'ambroisie fait l'objet d'une obligation de destruction dans plusieurs départements, son pollen étant particulièrement allergisant.